Loi 16 |
INFORMATIONS NON AUTORISEES
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A. Utilisation des informations par les joueurs
1. Pendant les annonces ou le jeu, un joueur a le droit d’utiliser les informations provenant :
a) - de déclarations ou de jeux légaux de la donne en cours
- de déclarations ou jeux illégaux mais acceptés (à l’exclusion d’informations non autorisées provenant d’autres sources)
b) d’informations autorisées provenant d’action retirées (voir D)
c) d’informations autorisées par une loi, un règlement ou, sans indication contraire, résultant de procédures légales autorisées par ces lois et règlements (mais voir B1 ci-après)
d) d’informations connues du joueur avant de prendre ses cartes (Loi 7B) et dont les Lois n’interdisent pas l’utilisation.
2. Les joueurs peuvent également tenir compte de l’estimation de leur score, des caractéristiques de leurs adversaires et de toute disposition régissant la compétition.
3. Aucun joueur ne peut fonder une déclaration ou un jeu sur d’autres informations (considérées illicites).
4. Si une infraction à cette loi cause un dommage l’arbitre ajuste la marque conformément à la Loi 12C.
B. Information illicite venant du partenaire
1. (a) Si par :
- une remarque, une question, une réponse à une question,
- une alerte ou absence d’alerte imprévue*,
* C’est-à-dire imprévue en fonction de son action.
- une hésitation flagrante, une rapidité inhabituelle, une insistance particulière, une intonation, un mouvement, un maniérisme, etc.,
un joueur rend perceptible à son partenaire une information illicite pouvant suggérer une déclaration ou un jeu, celui-ci n’est pas autorisé, parmi les différentes possibilités logiques d’actions, à en choisir une plutôt qu’une autre qui aurait pu, manifestement, avoir été suggérée par cette information illicite.
(b) Une action est logiquement possible dès lors qu’elle serait sérieusement envisagée voire choisie par une proportion non négligeable de joueurs de même niveau, utilisant la même méthode.
2. Quand un joueur considère qu’un adversaire a rendu une telle information perceptible et qu’un dommage pourrait en résulter, il peut, à moins que les règles de l’organisme responsable ne l’interdisent* (ces règles peuvent imposer l’appel à l’arbitre), annoncer qu’il réserve ses droits d’appeler l’arbitre ultérieurement (les adversaires devraient appeler l’arbitre immédiatement s’ils contestent le fait qu’une information non autorisée pourrait avoir été transmise).
3. Quand un joueur a une sérieuse raison de croire qu’un adversaire qui a une alternative logique a choisi une action qui pourrait avoir été suggérée par une telle information, il devrait appeler l’arbitre à la fin du jeu**. L’arbitre attribuera une marque ajustée (voir Loi 12C) s’il considère qu’une infraction à la Loi a avantagé le fautif.
C. Information illicite d’autres sources
1. Quand un joueur reçoit accidentellement une information non autorisée sur une donne qu’il est en train de jouer ou doit jouer, par exemple en regardant une mauvaise main, en entendant des annonces, des remarques ou des résultats, en voyant des cartes à une autre table ou en voyant une carte appartenant à un autre joueur à sa propre table avant le commencement des annonces, l’arbitre devrait être averti sur-le-champ, de préférence par celui qui a reçu l’information.
2. Si l’arbitre considère que l’information pourrait interférer dans le jeu normal, il peut, avant qu’aucune déclaration ne soit faite :
(a) si le type d’épreuve ou de marque le permet, changer la position des joueurs à la table, de telle façon que le joueur qui a reçu l’information sur une main détienne cette main ; ou
(b) si la forme de la compétition le permet, faire redonner par ces joueurs ; ou
(c) autoriser le jeu de la donne, se tenant prêt à attribuer une marque ajustée s’il juge qu’une information illicite a pu affecter le résultat ; ou
(d) attribuer une marque ajustée artificielle.
3. Si une telle information illicite est reçue après la première déclaration et avant la fin du jeu, l’arbitre procède comme en 2(c).
D. Information provenant de déclarations ou de jeux retirés
Quand une déclaration ou un jeu a été retiré comme prévu dans ces lois :
1. pour un camp non fautif, toute information provenant d’une action retirée est autorisée, que ce soit son action ou celle de l’adversaire.
2. pour un camp fautif, l’information provenant de toute action retirée n’est pas autorisée, qu’elle soit de sa propre action ou de l’action du camp non fautif. Un joueur d’un camp fautif n’est pas autorisé, parmi les différentes possibilités logiques d’action, d’en choisir une plutôt qu’une autre qui aurait pu, manifestement, avoir été suggérée par l’information non autorisée.
* La FFB ne l’interdit pas.
** Appeler l’arbitre plus tôt ou plus tard ne constitue pas une infraction.
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Loi 24 |
Carte exposée ou attaquée avant la période du jeu |
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Quand, durant la période des annonces, l’arbitre détermine qu’à cause de l’erreur d’un joueur, une ou plusieurs cartes de la main de ce joueur étaient placées de telle façon que leur face aurait pu être vue par son partenaire, l’arbitre exige que chacune de ces cartes soit laissée face visible sur la table jusqu’à la fin de la période des annonces.
L’information provenant de cartes ainsi exposées est autorisée pour le camp non fautif mais non autorisée pour le camp fautif.
Si le joueur fautif devient le déclarant ou le mort il reprend les cartes dans son jeu. Si le joueur fautif devient un joueur de la défense, toutes ces cartes deviennent des cartes pénalisées (voir Loi 50),
puis :
A. Petite carte non attaquée prématurément
S’il s’agit d’une seule carte d’un rang inférieur à un honneur et non attaquée prématurément, il n’y a pas d’autre arbitrage.
B. Un seul honneur ou une carte attaquée prématurément
S’il s’agit d’un seul honneur ou d’une carte attaquée prématurément, le partenaire du joueur fautif doit passer à son prochain tour de déclarer. La Loi 23 – quand un Passe lèse le camp non fautif – s’applique.
C. Deux cartes ou plus sont exposées
Si deux cartes ou plus sont exposées, le partenaire du joueur fautif doit passer à son prochain tour de déclarer (voir Loi 23 quand un Passe lèse le camp non fautif).
* Comme, par exemple, par le Passe obligé du partenaire. |
Loi 25 |
Changements de déclaration légaux ou illégaux |
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A. Déclaration non intentionnelle
1. Un joueur peut remplacer une déclaration non intentionnelle par sa déclaration intentionnelle :
- si son partenaire n’a pas fait une déclaration ultérieure ;
- s’il le fait ou tente de le faire sans pause pour réfléchir.
La deuxième déclaration (intentionnelle) est maintenue et assujettie à la Loi appropriée.
2. Aucun changement de déclaration ne peut être fait si le partenaire a déclaré par la suite.
3. Aucun changement ne peut intervenir après la fin de la période des annonces (voir Loi 22).
4. Si un changement est autorisé, l’Adv.G peut retirer toute déclaration faite après la première déclaration. Toute information provenant de la déclaration retirée par l’Adv.G n’est autorisée que pour son camp. Il n’y a pas d’autre arbitrage.
B. Déclaration intentionnelle
1. Une déclaration de remplacement non autorisée selon A ci-dessus peut être acceptée par l’Adv.G. (Elle est acceptée si l’Adv.G déclare volontairement sur la déclaration de remplacement). La première déclaration est alors retirée, la seconde déclaration est maintenue et les annonces continuent.
2. Si 1. ci-dessus ne s’applique pas, une déclaration de remplacement non autorisée en A est annulée. La déclaration initiale est maintenue et les annonces continuent.
3. La Loi 16D s’applique à une déclaration retirée ou annulée. |
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Loi 26 |
Déclaration retirée, restrictions d’attaque |
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Lorsqu’un joueur fautif retire une déclaration et choisit une déclaration finale différente* à ce tour, et qu’il devient un joueur de la défense :
A. Déclaration se rapportant à une ou plusieurs couleurs toutes précisées
1. Si toutes les couleurs ont été spécifiées par le même joueur au cours des annonces légales, il n’y a pas de restriction d’attaque mais voir Loi 16D.
2. Si au moins une couleur précisée dans la déclaration retirée n’a pas été spécifiée par le même joueur au cours des annonces légales, alors, au premier tour d’attaquer (qui peut être l’entame) du partenaire du joueur fautif,
Le déclarant peut, soit :
(a) exiger du partenaire du joueur fautif qu’il attaque cette couleur (s’il y en a plusieurs le déclarant choisit laquelle) ; soit :
(b) interdire au partenaire du joueur fautif d’attaquer cette couleur, ou une seule d’entre elles s’il y en a plusieurs. Cette interdiction subsiste tant que le partenaire du joueur fautif conserve la main.
B. Autres déclarations retirées
Pour les autres déclarations retirées, le déclarant peut interdire au partenaire du joueur fautif d’attaquer une (et une seule) couleur de son choix à son premier tour d’attaquer, y compris l’entame. Cette interdiction subsiste tant que le partenaire du joueur fautif conserve la main.
* Une déclaration répétée avec une signification très différente doit être assimilée à une déclaration différente.
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Loi 27 |
Enchère insuffisante |
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A. Enchère insuffisante acceptée
1. Toute enchère insuffisante peut être acceptée (considérée comme légale) au gré de l’Adv.G du joueur fautif. Elle est acceptée si cet adversaire déclare.
2. Si un joueur fait une enchère insuffisante hors tour, la Loi 31 s’applique.
B. Enchère insuffisante non acceptée
Si une enchère insuffisante, faite à son tour, n’est pas acceptée (voir A), elle doit être remplacée par une déclaration légale (mais voir 3 ci-après). Alors :
1. (a) les annonces continuent sans autre conséquence (la Loi 16D ne s’applique pas mais voir D ci- après)
- si l’enchère insuffisante est remplacée par l’enchère suffisante la moins forte dans la même dénomination
- et que, de l’avis de l’arbitre, l’enchère insuffisante et l’enchère de remplacement ne sont indéniablement pas artificielles :
(b) si, sauf comme dans (a), l'enchère insuffisante est remplacée par une déclaration légale qui, de l'avis de l’arbitre, a la même signification* ou une signification plus précise que celle de l’enchère insuffisante (une telle signification étant entièrement contenue dans les significations possibles de l'enchère insuffisante), les annonces continuent sans autre conséquence, mais voir D ci-après ;
2. en dehors des dispositions de B1 ci-dessus, si l’enchère insuffisante est remplacée par une enchère suffisante ou par un Passe, le partenaire du joueur fautif doit passer jusqu’à la fin des annonces (es restrictions d’attaque de la Loi 26 peuvent être appliquées, et voir Loi 23) ;
3. en dehors des dispositions de B1(b) ci-dessus, si le joueur fautif tente de remplacer son enchère insuffisante par Contre ou Surcontre, cette déclaration est annulée, le joueur fautif doit la remplacer comme autorisé par ce qui précède et son partenaire doit alors passer jusqu’à la fin des annonces (les restrictions d’attaque de la Loi 26 peuvent être appliquées, et voir Loi 23) ;
4. si le joueur fautif tente de remplacer l’enchère insuffisante par une autre enchère insuffisante et que l’Adv.G n’accepte pas l’enchère insuffisante de remplacement comme A l’y autorise, l’arbitre décide comme en 3 ci-dessus.
C. Remplacement prématuré
Si le joueur fautif remplace son enchère insuffisante avant qu’un arbitrage n’ait été rendu, son remplacement est maintenu, à moins que l’enchère insuffisante ne soit acceptée comme autorisé en A ci- dessus. L’arbitre applique à la déclaration de remplacement le traitement approprié prévu par ce qui précède.
D. Le camp non fautif a subi un dommage
Si, suite à l’application de B1, l’arbitre juge à la fin du jeu que sans l’aide de l’enchère insuffisante le résultat de la donne aurait pu être différent et que de ce fait le camp non fautif a subi un dommage (voir Loi 12B1), il attribue une marque ajustée. En ajustant la marque il devrait chercher à établir le plus précisément possible le résultat probable de la donne si l’enchère insuffisante n’avait pas eu lieu.
* La signification d’une déclaration (les informations qu’elle transmet) est la connaissance de ce qu’elle montre et de ce qu’elle exclut.
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Loi 28 |
Déclaration considérée comme faite au tour de parole |
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A. L’Adv. D est obligé de passer
Une déclaration est considérée comme faite au tour de parole quand elle est faite par un joueur alors que c’est au tour de l’Adv. D de déclarer et que la Loi oblige ce dernier à passer.
B. Déclaration faite au tour correct annulant une déclaration hors tour
Si un joueur déclare à son tour de parole avant qu’une déclaration hors tour d’un adversaire n’ait été arbitrée, alors :
- cette déclaration est considérée comme faite au tour de parole. Elle annule le droit à l’arbitrage de la déclaration hors tour.
- les annonces se poursuivent comme si l’adversaire n’avait pas déclaré à ce tour, mais la Loi 16D2
s’applique. |
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Loi 29 |
Procédure suite à une déclaration hors tour |
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A. Perte du droit à une rectification
Suite à une déclaration hors tour, l’Adv. G du joueur fautif peut choisir de déclarer, perdant ainsi le droit à rectification.
B. Déclaration hors tour annulée
A moins que A ci-dessus ne s’applique, une déclaration hors tour est annulée et la parole revient au joueur dont c’est le tour de déclarer. Le joueur fautif peut faire toute déclaration légale à son tour de parole, mais son camp peut être assujetti aux dispositions des Lois 30, 31 et 32.
C. Déclaration hors tour artificielle
Si une déclaration hors tour est artificielle, les dispositions des Lois 30, 31 et 32 seront appliquées aux dénominations spécifiées et non à celles nommées. |
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Loi 30 |
Passe hors tour |
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Quand un Passe hors tour est annulé, l’option prévue Loi 29A n’ayant pas été choisie, les dispositions suivantes s’appliquent (si le Passe est artificiel, voir C) :
A. Avant qu’un des joueurs n’ait enchéri
Quand un joueur a passé hors tour avant qu’un joueur n’ait enchéri, le joueur fautif doit passer à son prochain tour de déclarer et la Loi 23 peut être appliquée.
B. Après qu’un des joueurs a enchéri
1. Quand un Passe hors tour est fait après qu’un joueur a enchéri et que c’était au tour de l’Adv. D du joueur fautif de déclarer, le joueur fautif doit passer à son prochain tour de déclarer.
2. (a) Quand un Passe hors tour est fait après qu’un joueur a enchéri et que c’était au tour du partenaire du joueur fautif de déclarer, le joueur fautif doit passer jusqu’à la fin des annonces et la Loi
23 peut être appliquée.
(b) Le partenaire du joueur fautif peut faire n’importe quelle enchère suffisante, ou passer, mais il n’est pas autorisé à contrer ou à surcontrer à ce tour et la Loi 23 peut être appliquée.
3. Quand un Passe hors tour est fait après qu’un joueur a enchéri et que c’était au tour de l’Adv. G du joueur fautif de déclarer, il est considéré comme un changement de déclaration. La Loi 25 s’applique.
C. Quand le Passe est artificiel
Quand un Passe hors tour est artificiel ou est un Passe sur une déclaration artificielle, la Loi 31 et non cette Loi s’applique. |
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Loi 31 |
Enchère hors tour |
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Quand, hors tour, un joueur a :
- soit enchéri,
- soit fait un Passe artificiel,
- soit passé sur la déclaration artificielle de son partenaire (voir Loi 30C),
et que sa déclaration est annulée, l’option prévue Loi 29A n’ayant pas été choisie, les dispositions suivantes s’appliquent :
A. Quand c’était au tour de l’Adv. D du joueur fautif de déclarer
Quand le joueur fautif a déclaré, lorsque c’était au tour de parole de l’Adv. D, alors :
1. si cet adversaire passe, le joueur fautif doit répéter la déclaration faite hors tour. Si cette déclaration est légale, il n’y a pas de rectification.
2. si cet adversaire fait une enchère légale*, s’il contre ou surcontre, le joueur fautif peut faire n’importe quelle déclaration légale ; si cette déclaration
(a) répète la dénomination** de l’enchère hors tour, le partenaire du joueur fautif doit passer à son prochain tour de déclarer (voir Loi 23).
(b) ne répète pas la dénomination** de l’enchère hors tour, ou si la déclaration hors tour était un Passe artificiel ou un Passe sur la déclaration artificielle du partenaire, les restrictions d’attaque de la Loi 26 peuvent être appliquées et le partenaire du joueur fautif doit passer jusqu’à la fin des annonces
(voir Loi 23).
B. Quand c’était au tour du partenaire ou de l’Adv. G du joueur fautif de déclarer
Quand le joueur fautif a déclaré alors que c’était au tour de son partenaire ou, s’il n’avait pas déclaré auparavant***, alors que c’était au tour de son Adv.G de déclarer, le partenaire du joueur fautif doit passer jusqu’à la fin des annonces (voir Loi 23 quand le Passe lèse le camp non fautif). Les restrictions d’attaque de la Loi 26 peuvent être appliquées.
* Une déclaration illégale faite par l’Adv. D est arbitrée comme d’habitude.
** Mais voir Loi 29C
*** Des déclarations ultérieures quand c’est au tour de l’Adv. G de déclarer sont traitées comme des changements de déclaration et la Loi 25 s’applique. |
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Loi 50 |
Dispositions concernant une carte pénalisée |
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Une carte prématurément exposée (mais non attaquée, voir Loi 57) par un joueur de la défense est une carte pénalisée, sauf si l’arbitre en décide autrement (voir Loi 49 et la Loi 23 peut être appliquée).
A. La carte pénalisée reste exposée
Une carte pénalisée doit être laissée face visible sur la table juste devant le joueur à qui elle appartient, jusqu’à ce qu’un arbitrage soit intervenu.
B. Carte pénalisée principale ou secondaire ?
1. Carte pénalisée secondaire
Une carte exposée prématurément (par exemple en jouant deux cartes dans une levée, ou en laissant tomber une carte accidentellement) et :
- si elle est seule,
- exposée par inadvertance,
- inférieure au rang d’un honneur, devient une carte pénalisée secondaire.
2. Carte pénalisée principale
Toute carte du rang d’un honneur ou toute carte exposée par un jeu délibéré devient une carte pénalisée principale (par exemple en attaquant hors tour, ou en corrigeant une renonce).
Quand un joueur de la défense a deux cartes pénalisées ou plus, toutes ces cartes deviennent des cartes pénalisées principales.
C. Dispositions concernant une carte pénalisée secondaire
Tant qu’un joueur de la défense n’a pas joué sa carte pénalisée secondaire, il ne peut jouer aucune autre carte de la même couleur en dessous du rang d’un honneur, mais il est en droit de jouer un honneur. Le partenaire du joueur fautif n’est pas assujetti à des restrictions d’attaque, mais l’information obtenue du fait d’avoir vu la carte pénalisée n’est pas autorisée (voir E ci-après).
D. Dispositions concernant une carte pénalisée principale
Quand un joueur de la défense a une carte pénalisée principale, le joueur fautif et son partenaire peuvent tous les deux être assujettis à des restrictions :
- le joueur fautif à chaque tour de jouer,
- le partenaire à chaque tour d’attaquer.
1. (a) Une carte pénalisée principale doit être jouée à la première occasion légale, que ce soit pour attaquer, fournir, défausser ou couper. Si un joueur de la défense a deux cartes pénalisées ou plus qui peuvent être légalement jouées, le déclarant désigne celle qui doit être jouée.
(b) L’obligation de fournir à la couleur, ou de se soumettre à une restriction d’attaque ou de jeu prime sur l’obligation de jouer une carte pénalisée principale, mais la carte pénalisée doit toujours rester face visible sur la table et être jouée à la prochaine occasion légale.
2. Quand c’est au tour d’un joueur de la défense d’attaquer alors que son partenaire a une carte pénalisée principale, il ne doit pas attaquer avant que le déclarant n’ait formulé son choix parmi les options ci-après (si le joueur de la défense attaque prématurément, il est assujetti à rectification selon la Loi 49). Le déclarant peut :
(a)
- exiger* du joueur de la défense qu’il attaque dans la couleur de la carte pénalisée,
- lui interdire* d’attaquer cette couleur aussi longtemps qu’il garde la main (pour deux cartes pénalisées ou plus, voir Loi 51).
Si le déclarant choisit l’une de ces options, la carte n’est plus pénalisée et elle est reprise.
* Si le joueur est dans l’impossibilité d’attaquer comme exigé, voir Loi 59.
(b) ne pas exiger ni interdire une attaque ; dans ce cas le joueur de la défense peut attaquer n’importe quelle carte et la carte pénalisée reste pénalisée*. Si cette option est choisie la Loi 50D continue à s’appliquer aussi longtemps que la carte pénalisée n’est pas jouée.
E. Information provenant de la carte pénalisée
1. Les dispositions concernant le jeu d’une carte pénalisée constituent une information autorisée pour tous les joueurs.
2. Toute autre information provenant de la vue d’une carte pénalisée est non autorisée pour le partenaire du joueur ayant une carte pénalisée (mais autorisée pour le déclarant).
3. Si l’arbitre juge que la carte exposée a transmis une information susceptible de léser le camp non fautif il attribue une marque ajustée. |
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Loi 51 |
Deux cartes pénalisées ou plus |
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A. Au tour du joueur fautif de jouer
Si, à son tour de jouer, un joueur de la défense a deux cartes pénalisées ou plus qui peuvent être légalement jouées, le déclarant désigne celle qui doit être jouée à ce tour.
B. Au tour du partenaire du joueur fautif d’attaquer
1. Quand un joueur de la défense a deux cartes pénalisées, ou plus, dans une même couleur, le déclarant peut :
a) exiger** que le partenaire du joueur fautif attaque cette couleur ; les cartes de cette couleur ne sont plus pénalisées ; le joueur fautif les reprend et joue n’importe quelle carte légale à cette levée.
b) interdire** au partenaire l’attaque de cette couleur ; les cartes de cette couleur ne sont plus pénalisées ;
le joueur fautif les reprend et joue n’importe quelle carte légale à cette levée. L’interdiction persiste tant que le joueur fautif conserve la main.
2. Quand un joueur de la défense a des cartes pénalisées dans plusieurs couleurs (voir Loi 50D2(a))
et que c’est au tour de son partenaire de jouer, le déclarant peut :
a) exiger** que le partenaire du joueur fautif attaque dans une des couleurs pénalisées (mais B.1.a ci-dessus s’applique).
b) interdire** au partenaire du joueur fautif d’attaquer une ou plusieurs de ces couleurs. Le joueur fautif reprend alors toutes les cartes pénalisées dans chaque couleur interdite et joue n’importe quelle carte légale à cette levée. L’interdiction persiste tant que le joueur fautif conserve la main.
* Si le partenaire du joueur ayant la carte pénalisée garde la main et que la carte pénalisée n’a pas encore été jouée, toutes les exigences et options de la Loi 50D2 s’appliquent à nouveau à la levée suivante.
** Si le joueur est dans l’impossibilité d’attaquer comme exigé, voir Loi 59. |
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Loi 54 |
Entame hors tour face visible |
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Quand une entame hors tour est rendue face visible si le partenaire du joueur fautif a entamé face cachée, l’arbitre exige qu’il reprenne cette entame face cachée. En outre,
A. Le déclarant étale sa main
Après une entame hors tour face visible, le déclarant peut étaler sa main, il devient le mort et le mort devient le déclarant. Le déclarant doit étaler tout son jeu dès qu’il a exposé une ou plusieurs cartes.
B. Le déclarant accepte l’entame
Quand un joueur de la défense rend visible l’entame hors tour, le déclarant peut accepter l’entame irrégulière comme prévu dans la Loi 53. Le mort étale son jeu conformément à la Loi 41.
1. La deuxième carte de la levée est jouée de la main du déclarant.
2. Si le déclarant joue la deuxième carte de la levée du mort, celle-ci ne peut être retirée, sauf pour corriger une renonce.
C. Le déclarant doit accepter l’entame
Si le déclarant peut avoir vu une des cartes du mort, à l’exception de cartes que le mort aurait exposées (voir Loi 24) pendant les annonces, il doit accepter l’entame.
D. Le déclarant refuse l’entame
Le déclarant peut refuser l’entame hors-tour. Dans ce cas, la carte reste sur la table et devient pénalisée principale et la Loi 50D s’applique.
E. Entame par le camp du déclarant
Si un joueur du camp du déclarant tente d’entamer, la Loi 24 s’applique. |
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Loi 61 |
Ne pas fournir à la couleur - S'enquérir au sujet d'une renonce |
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A. Définition de la renonce
- Ne pas fournir conformément à la Loi 44,
- ou ne pas attaquer ou jouer, quand c’est possible, une carte ou une couleur exigée par la Loi ou spécifiée par un adversaire exerçant ce choix après arbitrage d’une irrégularité
constitue une renonce (voir Loi 59 quand il est impossible de s’y conformer).
B. Droit de s’enquérir au sujet d’une éventuelle renonce
1. Le déclarant peut demander à un joueur de la défense qui n’a pas fourni s’il a une carte de la couleur attaquée.
2. (a) Le mort peut le demander au déclarant (mais voir Loi 43B2(b)).
(b) Le mort n’est pas autorisé à le demander à un joueur de la défense et la Loi 16B peut être appliquée.
3. Les joueurs de la défense peuvent le demander au déclarant et, à moins que l’organisme responsable ne l’interdise*, l’un à l’autre (au risque de créer une information non autorisée). |
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Loi 62 |
Correction d’une renonce |
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A. la renonce doit être corrigée
Un joueur doit corriger sa renonce s’il se rend compte de l’irrégularité avant qu’elle ne soit consommée.
B. Correction d’une renonce
Pour corriger une renonce, le joueur fautif retire la carte qu’il a jouée et la remplace par une carte légale.
1. Une carte ainsi retirée devient une carte pénalisée principale (Loi 50) si elle a été jouée de la main cachée d’un joueur de la défense.
2. La carte peut être remplacée sans autre conséquence si elle a été jouée de la main du déclarant
(soumis à la Loi 43B2(b)) ou du mort ou si c’était une carte visible d’un joueur de la défense.
C. Cartes suivantes jouées
1. Chaque membre du camp non fautif peut reprendre n’importe quelle carte jouée après la renonce mais avant que l’attention n’ait été attirée sur cette renonce (voir Loi 16D).
2. Après qu’un joueur du camp non fautif a ainsi retiré une carte, le joueur du camp fautif situé après peut retirer la sienne. Elle deviendra une carte pénalisée si c’est un joueur de la défense, et voir Loi
16D.
3. Une réclamation au sujet d’une renonce n’autorise pas automatiquement l’examen des levées déjà jouées (voir Loi 66C).
* Pour les épreuves FFB, les joueurs de la défense peuvent se le demander.
D. Renonce à la douzième levée
1. A la douzième levée, une renonce, même consommée, doit être corrigée si elle est découverte avant que les quatre mains n’aient été remises dans l’étui.
2. Si à la douzième levée, un joueur de la défense fait une renonce avant le tour de jouer de son partenaire et si ce dernier a des cartes de deux couleurs, le partenaire du joueur fautif ne peut pas choisir un jeu qui pourrait être suggéré par la vue de la carte de la renonce.
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Loi 63 |
Établissement d’une renonce |
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A. La renonce devient consommée
Une renonce devient consommée :
1. quand le joueur fautif ou son partenaire attaque ou joue à la levée suivante (légalement ou illégalement),
2. quand le joueur fautif ou son partenaire nomme ou désigne autrement une carte comme devant être jouée à la levée suivante,
3. quand un membre du camp fautif fait ou accepte une revendication ou une concession de levées, oralement ou en montrant sa main (ou de n’importe quelle autre façon).
B. La renonce ne peut pas être corrigée
Une renonce consommée ne peut plus être corrigée (excepté comme prévu dans la Loi 62D pour une renonce à la douzième levée), et la levée de la renonce est maintenue comme elle a été jouée. |
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Loi 64 |
Procédure après la consommation d’une renonce |
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A. Levée(s) transférée(s) suite à une renonce
Quand une renonce est consommée :
1. si le joueur fautif* a gagné la levée de la renonce, cette levée plus une des levées gagnées ultérieurement par le camp fautif seront transférées au camp non fautif,
2. si le joueur fautif* n’a pas gagné la levée de la renonce mais que le camp fautif a gagné cette levée ou n’importe quelle levée ultérieure, une levée sera transférée au camp non fautif.
B. Pas de levée transférée
Il n’y a pas de levée transférée comme en A ci-dessus suite à une renonce consommée :
1. si le camp fautif n’a gagné ni la levée de la renonce ni aucune levée suivante ;
2. pour une renonce ultérieure dans la même couleur par le même joueur. La Loi 64C peut s’appliquer ;
3. si la renonce a été faite faute d’avoir joué n’importe quelle carte face visible sur la table ou appartenant à une main exposée, y compris une carte de la main du mort ;
4. si l’attention a été attirée pour la première fois sur la renonce après qu’un membre du camp non fautif a fait une déclaration à la donne suivante ;
5. si l’attention a été attirée pour la première fois sur la renonce après la fin du tour ;
6. pour une renonce à la douzième levée ;
7. quand les deux camps ont fait une renonce sur la même donne.
C. Responsabilité de l’arbitre pour l’équité
Quand, après n’importe quelle renonce consommée, y compris celles non sujettes à rectification, l’arbitre estime que le camp non fautif est insuffisamment dédommagé par cette Loi, il attribue une marque ajustée.
* Pour l’application de cette Loi, une levée gagnée par le mort n’est pas gagnée par le déclarant. |
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